Sauzeau Automobiles, pièces détachées pour Rolls-Royce et Bentley

Avertissement important de sécurité

Renseignements donnés à titre gracieux et indicatif sans aucun engagement de notre part. Ces interventions ne doivent être réalisées que par un intervenant qualifié et expérimenté.
Nous déclinons toute responsabilité sur les conséquences directes ou indirectes de l'utilisation de cette notice. Toutes les mesures de sécurité et de protection de l'environnement doivent être prises.
En cas d'intervention sur la climatisation, veuillez consulter la législation en vigueur dans votre pays concernant l'usage et le recyclage des gaz frigorigènes avant de commencer le travail.

Notes réf. 009 sur la dépose des culasses

 

Concerne : toutes les voitures à culasse en aluminium : Rolls-Royce Phantom I (après 1928), Phantom II, Phantom III, Silver Dawn, Silver Wraith, Bentley MK VI, Type R (dans de rares cas, les voitures plus récentes à moteur V8 peuvent être affectées)

Il est fréquent de constater que les culasses des véhicules cités plus haut refusent de ce retirer une fois que l'on a enlevé leurs écrous de fixation. La raison principale provient du grippage de certains goujons de fixation en acier dans le perçage de la culasse en aluminium. Ce phénomène est essentiellement du à la corrosion électrique résultant de l'assemblage de métaux à potentiels différents, et peut avoir été accentué par une fuite du joint de culasse, et par l'usage d'un liquide de refroidissement ne possédant pas d'additifs anticorrosion. Les PHANTOM III et les premiers 6 cylindres de l'après-guerre sont particulièrement touchés car l'espace est faible entre le goujon et la culasse.

Voici quelques indications :

  • S'assurer que tous les écrous et toutes leurs rondelles sont retirés.
  • Débrancher la batterie par précaution. Laver avec un solvant l'entourage des goujons afin de bien se rendre compte de la situation.
  • Avec les doigts ou en tapotant avec une pièce de bois ou de métal tendre, rechercher les goujons qui sont mobiles dans la culasse. Faire pénétrer régulièrement du vinaigre autour de leurs logements.
  • Pendant ce temps, faire pénétrer du dégrippant autour des goujons encore mobiles. En se servant de deux écrous de culasse bloqués l'un contre l'autre, tâcher de desserrer et d'extraire le maximum possible de goujons afin de donner de la mobilité à la culasse.
  • Les goujons "compréhensifs" retirés, se concentrer sur les rebelles. Continuer à utiliser du vinaigre pour dissoudre la corrosion, en tapotant de temps en temps sur les têtes des goujons avec un maillet pour les décoller et faire rentrer le vinaigre. Souffler régulièrement à l'air comprimé les passages pour écarter le maximum possible de poussière de corrosion. Petit à petit, certains goujons vont probablement se décider à se desserrer.
  • Une bonne alternative à ce travail minutieux consiste à "carotter" autour du goujon. Vous ne trouverez probablement pas de fraise adaptée à ce travail dans le commerce. Il est donc nécessaire de la fabriquer en acier dur. Elle consiste en un tube dont l'extrémité est taillée en denture, qui tourillonne précisément autour du goujon. L'outil est entraîné simplement à la main avec une broche, et sa faible épaisseur lui permet de descendre autour de chaque goujon en ne retirant quasiment que la partie oxydée de l'aluminium de la culasse. L'air comprimé est là encore utilisé pour chasser les débris. La fabrication de l'outil est compliquée, mais le résultat est certain.
  • Dans le cas d'une culasse que l'on estime n'être que moyennement bloquée, on pourra aussi s'aider pour le décollement d'une forte plaque d'acier (10 mm d'épaisseur minimum), ancrée sur la culasse par les goujons de rampe de culbuteurs, du cache-culbuteurs, et par toute autre prise possible sur les fixations d'accessoires. Cette plaque sera précisément percée et taraudée, à un diamètre inférieur à celui des goujons, à l'aplomb de ceux-ci. Des vis seront régulièrement serrées dans ces taraudages, qui prendront appui sur les têtes des goujons, en réalisant l'effort vertical nécessaire à l'extraction de la culasse. Bien entendu, du dégrippant sera abondamment utilisé tout au long de l'opération, pour réduire au maximum le travail de cet extracteur. (voir illustration)
  • Nous conseillons l'utilisation de vinaigre dans le cas de forte corrosion, mais lorsque les pièces commencent à bouger, il est préférable d'utiliser du dégrippant pour finir.

Toutes ces méthodes sont très longues à mettre en œuvre, mais vous permettront généralement de ne détruire aucune pièce.

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