Sauzeau Automobiles, pièces détachées pour Rolls-Royce et Bentley

  • Renseignements donnés à titre gracieux et indicatif sans aucun engagement de notre part.
  • Les textes ci-après ne reflètent que l'avis de leurs auteurs respectifs, et restent leur propriété.
  • Les chiffres de production et les dates ne sont mentionnés qu'à titre indicatif, car ces éléments varient légèrement selon les sources.

Les différents modèles Rolls-Royce et Bentley

Conférence pour le séminaire technique du R-R.E.C. de décembre 1996

Les prémices

  • Production : 1904 à 1907, environ 106 voitures construites.
  • Moteurs 2, 4, 6 et 8 cylindres en V. Les puissances vont de 10 à 30 HP.

Peu de ces voitures sont encore connues.

La 40/50 HP dite Silver Ghost

  • Production : 6173 voitures de 1907 à 1925, plus 1701 aux USA.
  • Moteur : 6 cylindres en ligne, 2 blocs de 3703 cm3, soupapes latérales, embrayage à cône.
  • Évolution : En 1919 l'usine livre les voitures avec un démarreur et un éclairage électriques, et simplifie le système d'allumage en supprimant la bobine à trembleur. La seconde évolution majeure date de 1923/24 avec l'apparition des freins sur les roues avant. Une des dernières évolutions a été l'alimentation en essence par exhausteur en remplacement du réservoir sous pression.
  • Point de vue : Voiture totalement extraordinaire pour son époque. Malheureusement les modèles d'avant la première guerre sont rares et chers, et les carrosseries ne sont plus toutes d'origine.

La 40/50 HP New Phantom dite Phantom I

  • Production : 2212 voitures de 1925 à 1929, plus 1225 de 1926 à 1931 aux USA.
  • Moteur : 7668 cm3, soupapes en tête, embrayage à disque.
  • Châssis : Freins sur les quatre roues avec assistance mécanique, frein de parking entièrement indépendant.
  • Évolution : 1927 voit l'apparition des amortisseurs hydrauliques sur l'avant puis sur l'arrière. En 1928/29 la culasse est réalisée en aluminium, et les mâchoires de frein de parking, qui étaient concentriques aux freins arrière principaux, sont montées parallèlement à ceux-ci.
  • Point de vue : Le moteur a été entièrement repensé. Le châssis, quoique magnifiquement construit, offre peu de solutions nouvelles.

La 40/50 HP Phantom II

  • Production : 1672 voitures de 1929 à 1935.
  • Moteur : Caractéristiques identiques à la Phantom I.
  • Châssis : Ressorts semi-elliptiques avant et arrière, plus confortables, ce qui a obligé à une conception totalement nouvelle de la transmission, sans tube de poussée, cette tache étant confiée aux seules lames de ressorts.
  • Évolution : Comme toujours chez R-R, le modèle a continuellement été modifié. Le diamètre des roues a été changé trois fois ! Les améliorations les plus remarquables sont la calandre à volets thermostatiques en 1931/32, puis les amortisseurs télé-réglables en 1933/34.
  • Point de vue : Certainement la R-R la plus soigneusement fabriquée.

Photos d'une Phantom II 1930 carrossée par Barker : vue avant, vue du moteur côté droit, vue d'un strapontin arrière

La 40/50 HP Phantom III

  • Production : 710 voitures de 1935 à 1939.
  • Moteur : 12 cylindres en V étroit, 7338cm3, soupapes en tête, réglage hydraulique des soupapes, sauf sur les dernières séries.
  • Châssis : Roues avant indépendantes, ressorts et amortisseurs avant combinés, châssis plus court et renforcé. Crics hydrauliques à demeure.
  • Évolution : Moins nombreuses que sur les autres modèles. Apparition de la quatrième vitesse surmultipliée en 1939.
  • Point de vue : La plus extraordinaire R-R à conduire, mais demandant un entretien complexe. Comme toutes les R-R d'avant-guerre, les carters en aluminium du moteur ont souvent souffert de corrosion.

Photo d'une Phantom III 1935 carrosserie Kellner

La 20 HP dite Twenty

  • Production : 2940 voitures de 1922 à 1929.
  • Moteur : 6 cylindres en ligne, soupapes en tête, 3150 cm3.
  • Châssis : Ressorts semi-elliptiques, freins au pied et de parking séparés.
  • Évolution : En 1925 la voiture reçoit des freins aux roues avant, des amortisseurs avant hydrauliques en 1926/27, puis arrière en 1928. Des volets de calandres verticaux l'équipent à partir de 1928/29.
  • Point de vue : Une voiture très amusante à restaurer, et agréable à conduire si sa carrosserie n'est pas trop lourde.

La 20/25 HP

  • Production : 3827 voitures de 1929 à 1936.
  • Moteur : Évolué de la Twenty, sa cylindrée est portée à 3680 cm3.
  • Châssis : Le freinage est maintenant assisté par le fameux servo à disque.
  • Évolution : Des volets de calandre thermostatiques l'équipent en 1931/32, des rapports de boîte synchronisés apparaissent en 1932, puis des amortisseurs télé-réglables en 1934.
  • Point de vue : Du fait de sa production relativement élevée, on peut s'offrir ce modèle pour une somme raisonnable, surtout si l'on ne recherche pas une carrosserie au dessin trop "glamour".

La 25/30 HP

  • Production : 2101 voitures de 1936 à 1938.
  • Moteur : La cylindrée est cette fois de 4257 cm3. Le carburateur est maintenant acheté chez Messieurs Stromberg, économie oblige...
  • Châssis : Semblable à la 20/25 HP, mais rallongé de 8 cm.
  • Évolution : L'embrayage puis le boîtier de direction ont finalement eux aussi été rapidement achetés à l'extérieur.
  • Point de vue : Certaines carrosseries deux portes sont magnifiques.

La Wraith

  • Production : 491 voitures en 1938 et 1939.
  • Moteur : De cylindrée identiques à la 25/30 HP, il n'en est pas moins sérieusement redessiné.
  • Châssis : Il est la réduction de celui de la Phantom III sa contemporaine, sauf la position de la boîte de vitesses qui est plus classiquement accolée au moteur.
  • Point de vue : Parfois jugée moins "excitante" que les autres, la Wraith a l'avantage d'être exempte de défaut majeur.

Les Bentley vintage

Les Bentley fabriquées à Cricklewood, avant le rachat de la firme par R-R, doivent être considérées comme une marque à part entière et sortent du cadre de notre petite étude.

La Bentley 3½ litres

  • Production : 1191 voitures de 1933 à 1936.
  • Moteur : Similaire à celui de la 20/25 HP, mais équipé d'une carburation spéciale, due à SU, et de réglages permettant de faire honneur au passé sportif de la marque.
  • Châssis : Légèrement plus court que la 20/25 HP.
  • Évolution : En 1934 des amortisseurs télé-réglables apportent une amélioration sensible à la tenue de route.
  • Point de vue : Cette reprise d'une marque est techniquement une véritable réussite. R-R a vraiment réussi à conserver et à faire évoluer le caractère des Bentley.

La Bentley 4¼ litres

  • Production : 1241 voitures de 1936 à 1939.
  • Châssis : Identique aux 25/30 HP, sauf l'empattement qui reste celui de la 3 ½ l.
  • Évolution : L'amélioration majeure a été la quatrième vitesse surmultipliée en 1938, sur les fameuses séries MR puis MX.
  • Point de vue : Même habillée d'une carrosserie berline de semi-série, la 4 ¼ l offre l'image parfaite du "Sport Saloon" anglais.

La Bentley MK V

  • Production : 11 voitures en 1939.
  • Caractéristiques : Identiques à la 4 ¼ l, sauf les roues avant indépendantes.
  • Point de vue : Trop méconnue pour être connue...

La Bentley MK VI

  • Production : 4946 voitures de 1946 à 1952.
  • Moteur : 6 cylindres semi-latéral, de 4257 cm3 puis 4566 cm3.
  • Châssis : De conception très classique, avec des inspirations provenant autant de la Phantom III que des productions d'outre-Atlantique.
  • Évolution : Carrosserie et mécanique ont doucement évolué au fil des ans ; l'année 1951 reste importante par la sortie du moteur "big bore".
  • Point de vue : Elle a tous les raffinements des meilleurs châssis... d'avant-guerre, dans une évolution achevée, ce qui se ressent dans la simplicité relative de la fabrication. Elle souffre toutefois souvent d'un manque d'entretien du à son image moins prestigieuse.

La Bentley Type R

  • Production : 2320 voitures de 1952 à 1955 (dont 208 Continental).
  • Caractéristiques : Évolution de la MK VI, dont elle reprend le moteur "big bore", mais avec un nouveau traitement de l'arrière de la carrosserie recevant une malle plus spacieuse. La boîte automatique, de fabrication General Motors, puis construite sous licence par R-R, est proposée en option.

La Silver Dawn

  • Production : 785 voitures de 1949 à 1955.
  • Caractéristiques : Semblables aux MK VI puis Type R contemporaines, à l'exception de la carburation, et du capot plus plat pour s'harmoniser avec la calandre droite.
  • La production était destinée essentiellement au marché américain, ce qui nous permet de trouver de nombreuses conduites à gauche. Photo de la Silver Dawn 1952 de Clark Gable.

La Silver Wraith

  • Production : 1783 voitures de 1946 à 1959.
  • Moteur : Identique aux MK VI, Type R, Silver Dawn, puis Silver Cloud, sa cylindrée a été de 4257 cm3, puis 4566 cm3, pour finir avec 4887 cm3.
  • Châssis : D'un dessin similaire à celui de la MK VI, mais renforcé ; il a existé en trois longueurs différentes.
  • Évolution : Elle est très complexe. Le châssis des dernières séries est assemblé par une visserie dont le filetage diffère de celle du moteur, issu de la dernière-née des productions courantes de l'usine de Crewe ! Construite durant longtemps, la Silver Wraith utilise ce qui est disponible dans les magasins de l'usine.
  • Point de vue : Elle est l'archétype de la voiture de maître, et les carrossiers ont rivalisé de talent pour l'habiller, offrant un faire-valoir à leurs propriétaires. Attention, les caisses sont encore réalisées de façon traditionnelle ; l'audace de leurs formes et la finesse de leurs ajustages rendent les restaurations difficiles.

La Phantom IV

  • Production : 18 voitures réservées à des clients prestigieux de 1950 à 1955.
  • Moteur : 8 cylindres en ligne, 5675 cm3, soupapes semi-latérales.
  • Châssis : Dérivé de la Silver Wraith.
  • Évolution : A suivi la Silver Wraith pour certains détails.
  • Point de vue : Pourquoi n'avez-vous pas acheté celle qui est passée aux enchères en 1996 ? Vouliez-vous en choisir la couleur ?

La Silver Cloud et la Bentley S

  • Production : 2359 (R-R) et 3107 (B) voitures de 1955 à 1959.
  • Moteur : Version améliorée du semi-latéral de 1947, 4887 cm3.
  • Châssis : Entièrement nouveau, réalisé en tôle plus fine mais avec des longerons fermés et entièrement soudé. La suspension avant a été améliorée, mais offre un curieux aspect de type "mécano".
  • Évolution : En 1956 la direction assistée devient optionnelle. Elle sera systématique à partir du modèle suivant. Les dernières versions ont un taux de compression plus fort et de plus gros carburateurs. Le système de graissage centralisé par pédale sera progressivement abandonné.
  • Point de vue : Le 6 cylindres est très agréable, et la voiture pas trop compliquée, mais attention à la corrosion, car peu de chauffeurs lavaient leur voiture chaque jour comme en 1920...

La Silver Cloud II et la Bentley S2

  • Production : 2716 (R-R) et 1922 (B) de 1959 à 1962.
  • Moteur : 8 cylindres en V de 6230 cm3, tout aluminium, à soupapes en tête. D'inspiration américaine, il est équipé de poussoirs hydrauliques.
  • Châssis : Identique au modèle précédent, sauf le train avant de fabrication plus "industrielle", et la transmission renforcée pour résister à la puissance du nouveau moteur.
  • Évolution : Seul le système de chauffage et les commandes d'accélérateur feront l'objet d'études sérieuses.
  • Point de vue : La mécanique est moins accessible que sur la première version 6 cylindres, et les asservissements électriques du chauffage se paient en coût d'entretien. Le V8 est moins agréable lorsqu'il a un gros kilométrage.

La Silver Cloud III et la Bentley S3

  • Production : 2297 (R-R) et 1318 (B) voitures de 1962 à 1965.
  • Évolution par rapport au modèle précèdent : La puissance du moteur est augmentée par de nouveaux pistons et de nouveaux carburateurs. La ligne de la voiture évolue avec une calandre plus basse, encadrée de 4 phares. L'habitabilité est accrue par le recul de la banquette arrière.
  • Point de vue : En parfait état, on oublie l'âge de la voiture, tant la Silver Cloud III peut être douce. Mais si l'on part d'une voiture médiocre, il vaut mieux avoir le portefeuille bien rempli pour retrouver la qualité originelle...

Les Bentley Continental R, S, S2, S3

  • Production : 1339 voitures de 1951 à 1966
  • Caractéristiques : Essentiellement identiques aux modèles de base, avec des points de détails tels que les radiateurs et filtres à air adaptés aux lignes de carrosserie plus basses, ou les freins avant théoriquement plus performants. Le grand intérêt de ses voitures réside dans leurs carrosseries légères et souvent très belles.

La Phantom V

  • Production : 832 voitures de 1959 à 1968.
  • Caractéristiques : Identiques aux Silver Cloud II puis III contemporaines, sauf le châssis, qui a 3,66 mètres d'empattement.
  • Point de vue : Certaines carrosseries sont très soigneusement réalisées, et certaines voitures ont des kilométrages faibles.

La Silver Shadow, La Bentley T et leurs dérivés

  • Production : 20639 Silver Shadow (photos -1-,-2-, -3-), 1867 Bentley T, 8980 Silver Shadow II, 2154 Silver Wraith II, 568 Bentley T2, de 1965 à 1980. Environ 6000 Corniche.
  • Moteur : Très proche de la Silver Cloud III, sauf les bougies qui sont passées au-dessus des collecteurs d'échappement.
  • Châssis : La conception est entièrement nouvelle, la caisse est autoporteuse avec des berceaux avant et arrière isolés par des tampons élastiques, la suspension à quatre roues indépendantes avec correction de hauteur hydraulique. Freinage par deux circuits à haute pression générée par deux pompes placées sur le moteur, et des accumulateurs à gaz. Boîte de vitesses à commande électrique. Direction à boîtier GM avec recirculation de billes.
  • Évolution : Incessante, dès les premières années. La boîte Turbohydramatic, très agréable, s'est généralisée très vite. La cylindrée du moteur a été portée à 6750 cm3, pour conserver une puissance suffisante aux versions dépolluées exigées par le marché américain. La correction de hauteur avant a été supprimée. Le train avant a été redessiné pour monter des pneumatiques plus gros. Les disques de freins avant ont été ventilés. Le tableau de bord et l'intérieur ont été remis au goût du jour plusieurs fois.

La mouture Silver Shadow II et Bentley T2, lancée en 1977, offre d'un coup de nombreuses améliorations. La direction se commande enfin au travers d'une crémaillère. La climatisation est désormais régulée de façon électromécanique. Les pare-chocs à bandeau de caoutchouc, utilisés pour le marché américain depuis 3 ans, se systématisent. Quelques dernières voitures, adaptées pour la Californie, reçoivent le premier système d'injection d'essence de la marque.

  • Point de vue : Comme la Phantom III, on peut reprocher à la Silver Shadow d'être un peu sophistiquée. Sachant que la technologie utilisée date des années soixante et fait donc appel à de nombreux composants en caoutchouc qui demandent à être remplacés périodiquement. De plus, les asservissements et automatismes électromécaniques n'ont pas la fiabilité des réalisations électroniques actuelles. De surcroît, beaucoup de ces accessoires sont de fabrication extérieure, et leur qualité n'est pas comparable aux produits pensés et réalisés sous la baguette de Sir Henry Royce. Comme toutes les productions R-R, la Silver Shadow est une voiture très attachante, lorsqu'elle est en bon état...

La Camargue

  • Production : 534 voitures de 1975 à 1986
  • Caractéristiques : Le modèle de 1975 a permis la mise au point de la future Silver Shadow II, dont elle préfigure déjà beaucoup de caractéristiques. De même, à partir de 1979, la Camargue, ainsi que la Corniche, serviront de banc d'essai au système hydraulique à huile minérale, et à la suspension arrière de la Silver Spirit qui s'annonce.
  • Point de vue : Une superbe voiture de collection, pour autant que l'on accepte son dessin du à l'Italien Pininfarina. Attention au prix des pièces de carrosserie.

La Silver Spirit, La Bentley Mulsanne et leurs dérivés

Sortie en 1980 et toujours en production dans les années 2000 après quelques perfectionnement et beaucoup de versions rebaptisées grâce à des combinaisons d'habillages ou de motorisation. Ainsi sont nées la Eight, la Turbo, la Turbo R, la Brooklands, et les versions à châssis longs Silver Spur, Turbo RL, puis Silver Dawn. Une version limousine remplace même l'ancienne Phantom VI, hybride de Silver Cloud et de Silver Shadow, poussé jusqu'aux années quatre-vingt-dix. Baptisée Silver Spur Touring Limousine, puis récemment Park Ward, cette très confidentielle voiture est fabriquée dans l'usine de Crewe.

  • Caractéristiques : Le moteur 6750 cm3 reste très proche dans sa conception à celui de la Silver Cloud II, bien que quasiment toutes les pièces aient été progressivement retouchées. L'alimentation est systématiquement à injection depuis le milieu des années quatre-vingt.
  • Évolution : Au fil des ans, l'électronique a fait son apparition sur la voiture, apportant des amélioration telles que l'A.B.S., les sièges et rétroviseurs à mémoire, le pilotage des suspensions, le dispositif anti-patinage des roues motrices, la gestion de la boîte de vitesses, maintenant munie de 4 rapports. Elle remplace aussi les systèmes électromécaniques de régulation de la climatisation et de l'injection d'essence. Des dispositifs de diagnostic des pannes sont gérés grâce à des puces électroniques. Le bénéfice en fiabilité est réel, et la miniaturisation redonne une accessibilité disparue dans les tableaux de bord. Plusieurs types de compresseurs font maintenant partie de l'équipement standard de la gamme.

Les années quatre-vingt-dix

Lancée en 1993, le coupé Continental R puise largement, on s'en doute, dans la banque de pièces de ses contemporaines. Épaulé depuis 1995 par une version cabriolet, l'Azure, ces modèles sont destinés à remplacer la Corniche, dont le dessin remontait à la fin des années soixante  !

  • Évolution : Le salon de Genève 1996 a été l'occasion pour la marque de renforcer les caractéristiques techniques du véhicule essentiellement sur le plan de la suspension. Il a été aussi l'occasion de présenter au public la version Continental T, offrant une puissance supérieure (plus de 400 CH), servant un empattement raccourci de 10 cm et une carrosserie aux ailes élargies. Le tableau de bord est en aluminium. Esquissée dans les années quatre-vingt avec la Turbo, l'usine affirme ainsi une volonté d'accentuer l'image racée de Bentley, dans le plus pur esprit des"Bentley Boys" d'avant-guerre.
  • Point de vue : La disparition des points de graissage pourrait faire croire aux propriétaires que l'entretien des modèles récents peut être confié aux simples "réseaux franchisés" de grande distribution, qui fleurissent actuellement et ont petit à petit remplacé les garages spécialisés en ne s'intéressant qu'aux travaux de routine faciles et rémunérateurs, tels que vidanges ou échange de pots d'échappement. L'expérience prouve que ce n'est pas au bénéfice de la conservation de la qualité des véhicules contemporains. Combien de ces voitures ont une batterie mal adaptée qui nage dans son logement car le supermarché du coin n'avait que celle-ci ? Combien de planches de bord sont disjointes parce que l'installateur d'autoradio ou d'alarme touchait pour la première fois une R-R ? Une voiture est le reflet des exigences de son propriétaire.

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